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Repertoire des journaux du Nouveau-Brunswick

Ce fut à la fois une joie et un défi d’obtenir de l’UNB un détachement de six mois afin de travailler à la compilation des données pour un répertoire des journaux du Nouveau Brunswick. À mes yeux, le projet constituait un amalgame parfait de bibliographie, de recherche historique et de journaux. Ce dernier sujet m’intéresse d’ailleurs depuis longtemps. La collecte des données a commencé le 1er février 1985.

Comme point de départ, on s’est servi de la définition que la Bibliothèque nationale du Canada donne au mot journal :

      Un journal est une publication imprimée et distribuée quotidiennement,
      semi-hebdomadairement ou à des intervalles réguliers et
      courts. Il contient des nouvelles, des éditoriaux,
      des articles de fond, de la publicité et autres articles
      d’intérêt courant.

On a décidé de pencher plutôt du côté de l’inclusion. Les publications alternatives, d’anciens et amis, communautaires, ethniques, syndicales, militaires, politiques, religieuses et étudiantes ont été incluses, du moins celles que nous avons repérées.

La question des titres a posé un défi. Pour les besoins de la bibliographie, le recours aux « titres successifs » a exigé beaucoup de vérification et la division de dossiers et registres. Les titres changeaient souvent pour correspondre à un changement d’orientation, voire sans raison apparente. Certaines publications ont fusionné et absorbé d’autres titres au fur et à mesure que l’actif des éditeurs croissait ou diminuait. On a indiqué de manière graphique ces fusions et changements de titre dans les annexes.

Dans le cas du changement du nom de lieu de publication, on donne des références établissant le lien entre le nom du lieu au moment de la publication et le nom actuel de l’endroit. Certaines collectivités ont été absorbées par de plus grandes, alors que d’autres ont changé de nom, voire cessé d’exister. On a ignoré le lieu d’impression s’il ne correspondait pas au lieu de publication indiqué au bas de la cartouche de titre. On a dressé une liste de renseignements à recueillir auprès des collections locales, entre autres le lieu de publication, le titre, les dates de publication, les exemplaires imprimés détenus par chacun des dépositaires (dépositaires néo-brunswickois et les Archives publiques de la Nouvelle-Écosse), les changements de titre et leur relation à d’autres titres, la langue de la publication, ainsi que les rédacteurs et les éditeurs.

De plus, les renseignements se rapportant aux versions sur microfilm comprenaient le format, l’agence les ayant produites, l’agence détenant les droits de vente, le ressources documentaires de chacun des dépositaires et les éditions manquantes.

On a convenu qu’il fallait continuer de percevoir le travail de Harper comme une source de renseignements importante, surtout en ce qui a trait à la description de chacun des journaux. Harper et la nouvelle publication sont complémentaires et on peut les utiliser conjointement.

On a consulté certaines sources autres que Harper pour des renseignements au sujet de certains titres, notamment la Liste collective des journaux canadiens disponibles dans les bibliothèques canadiennes, Canadian Newspaper Directory, McKim’s Directory of Canadian Publications, les Publications du Nouveau Brunswick sur microfilms, les notices catalographiques l’Université du Nouveau-Brunswick, ainsi que les dossiers d’un projet d’inventaire de la bibliothèque régionale de Saint John.

Une campagne de sensibilisation a été lancée à la grandeur de la province, afin de publiciser le fait qu’on était à la recherche de renseignements au sujet de réserves de journaux néo-brunswickois. Avec l’aide du service de relations publiques et d’information de l’UNB, on a fait paraître des articles dans la plupart des quotidiens et hebdomadaires et on a accordé des entrevues à la radio et à la télévision. On a élaboré des listes de possibles détenteurs d’exemplaires (bibliothèques, musées, archives, sociétés historiques). On a communiqué par courrier avec chacune de ces institutions pour solliciter des renseignements au sujet de leurs réserves de journaux. Les résultats ont été réjouissants. Je prévois, cependant, qu’on continuera de retrouver des éditions de journaux actuellement dites « manquantes ».

Après la saisie des données recueillies, on a procédé à une première révision et on a distribué des exemplaires de la version préliminaire aux dépositaires de la province en sollicitant commentaires, ajouts et corrections.

Ce projet n’aurait pu réussir sans l’aide de plusieurs institutions et de personnes qui y contribuent. Certaines personnes m’ont accordé beaucoup de temps pour fournir les précisions demandées. Plusieurs chercheurs nous ont aussi fait part de leurs remarques et de leurs renseignements. J’exprime beaucoup de reconnaissance à l’endroit du personnel de la bibliothèque Harriet Irving et aux personnes suivantes pour les conseils, les renseignements, l’aide et les encouragements.

      Le Musée du Nouveau Brunswick – Jane Lodge Smith, Carol Rosevear
      La Saint John Free Public Library – Deborah Carhart
      L’Université de Moncton – Alban Arsenault, Roland LeBlanc
      Les Archives provinciales du Nouveau Brunswick – Burt Glendenning, Ruth Grattan
      La bibliothèque de l’Assemblée législative – Eric Swanick, Margaret Pacey
      La bibiliothèque de l’Université Mount Allison – Margaret Wheeler

Enfin, il faut ici consigner un souhait – celui d’avoir plus de temps à consacrer à la recherche des précisions qui manquent toujours, surtout au sujet des réserves des dépositaires de l’extérieur de la province. Espérons que la publication de la liste de contrôle actuelle sensibilisera le public et qu’on recueillera encore plus de renseignements au sujet des journaux de la province.

Helen Craig

4.10.0