GNB
Archives provinciales du Nouveau-Brunswick
comment À compter du 2 septembre 2014, les heures d'ouverture des Archives provinciales du Nouveau-Brunswick changeront comme suit : Lundi à samedi : de 9 h 00 à 17 h 00

Dossiers du salon funéraire Brenan

Saint John (Nouveau-Brunswick)


Introduction

001    Les dossiers des salons funéraires ou des entrepreneurs de pompes funèbres ne se trouvent généralement pas dans les archives, mais, lorsqu’ils subsistent et parviennent à un service d’archives, l’information qu’ils contiennent est d’une grande valeur pour toutes sortes de chercheurs, y compris les étudiants, les généalogistes et les universitaires. Trop souvent, des malheurs imprévus, un changement de propriétaire, la faible durée d’utilité des dossiers d’entreprise et d’autres aléas détruisent notre patrimoine documentaire et rendent de tels documents inaccessibles aux générations suivantes. Brenan’s Select™ Community Funeral Homes & Crematorium, de Saint John, s’est assurée qu’aucune de ces causes n’entrave la préservation des documents des sociétés auxquelles elle a succédé, et nous disposons, grâce à cette diligence, d’une ressource précieuse pour examiner le passé. Les dossiers des statistiques de l’état civil étant récemment devenus plus accessibles, on peut évidemment se demander si les dossiers des salons funéraires sont superflus. En raison de plusieurs facteurs, la réponse à cette question est un non catégorique. Pendant les premières décennies où les statistiques de l’état civil ont été compilées, leur exactitude et leur exhaustivité n’étaient pas parfaites. En conséquence, les dossiers de Brenan incluent souvent des personnes qui n’ont pas été inscrites dans le système provincial, bien que le pourcentage de décès manquants soit inconnu. À l’occasion, les dossiers du salon funéraire contiennent des notes qui ne seraient pas incluses dans un dossier officiel de décès. Parfois, ces notes fournissent des liens à d’autres membres de la famille ou à des publications contenant un article nécrologique. Les dossiers des salons funéraires peuvent également combler un vide laissé par les dossiers provinciaux des statistiques de l’état civil et résoudre un problème que beaucoup de chercheurs ne peuvent surmonter. Tout comme aujourd'hui, il n’était pas rare que les gens du Nouveau-Brunswick qui avaient quitté la province veuillent avoir leur sépulture ici. De telles situations sont rarement mentionnées dans d’autres documents, et les dossiers des salons funéraires peuvent fournir des pistes permettant de trouver des gens dont les traces documentaires échapperaient autrement à l’examen des chercheurs.

    Bien que les dossiers individuels de décès soient à remarquer, les dossiers du salon funéraire Brenan révèlent aussi une partie de son histoire administrative et de ses pratiques, faisant mieux comprendre les activités des salons funéraires dans le passé.

top

Historique du salon funéraire Brenan

    Nathaniel W. Brenan (v. 1842-1912), l’un des premiers embaumeurs professionnels des Maritimes, ouvre un salon funéraire sur la rue Mill, à Portland (aujourd'hui Saint John), au Nouveau-Brunswick, en 1872, probablement sous la raison sociale de Brenan & Hatfield. Nathaniel épouse Charlotte Betts (1845-1907) le 1er janvier 1873, et deux de leurs fils, Nathaniel Louis et Fred Betts (m. 1957), se joindront plus tard à l’entreprise familiale en tant qu’entrepreneurs de pompes funèbres. N. Louis est l’une des premières personnes des Maritimes à obtenir un diplôme de la Reounards School of Embalming, à Boston. Fred K. Brenan, le fils de Fred B., se joint à la société en 1930 et y introduira lui-même son fils Wilmot.

    Au fil des années, l’entreprise fonctionne sous plusieurs raisons sociales : N.W. Brenan Undertaker, N.W. Brenan & Son et N.B. Brenan & Sons Ltd. De plus, elle déménage deux fois pendant les premières années, d’abord au 715, rue Main, puis, en 1926, au 111, Paradise Row, une maison imposante construite pour un industriel de Saint John, James Harris. En 1970, Fred K. Brenan vend l’entreprise à H. Douglas MacMackin (m. 1987), homme d’affaires bien connu de Saint John. Ses fils Stephen D. et William (Bill) F. MacMackin font leur apprentissage dans la société et deviennent des entrepreneurs de pompes funèbres titulaires de permis.

    Les MacMackin élargissent l’entreprise en achetant McAdam’s Funeral Home à Fredericton, Minto Funeral Home à Minto (1990), Bell’s Funeral Home à Miramichi (1996), MacDonald Funeral Home and Florist à St. Stephen (1997) et Sussex Select Community Funeral Home (1999). De plus, la société ouvre un nouveau salon funéraire à Oromocto en 1991 et un deuxième établissement à Saint John, Brenan’s Bay View Funeral Home, chemin Manawagonish, en 1995. En février 2001, la société commence à fonctionner sous la raison sociale de Brenan’s Select Community Funeral Home.

top

Remarques sur les documents

    Les dossiers du N.W. Brenan Funeral Home aux Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (MC793) couvrent la période de 1901 à 1971 et ne comprennent que les dossiers de l’établissement de Saint John. Pour les années 1904 à 1971, les dossiers comprennent, tout d’abord, les livres de comptes où le salon funéraire a inscrit le nom du défunt, la date de décès, la liste détaillée des produits et services relatifs aux funérailles et les frais respectifs de ceux ci et, la plupart du temps, le nom de la personne qui a retenu les services du salon funéraire; deuxièmement, ils comprennent les formulaires imprimés 4 po x 6 po sur lesquels l’entrepreneur de pompes funèbres a inscrit les renseignements sur le défunt. En général, ces formulaires contiennent plus de renseignements sur le défunt que les relevés de comptes. Un balayage de formulaire typique peut être visionné à titre d’exemple.

    Une base de données informatisée contenant la transcription de l’information des fiches ou formulaires 4 po x 6 po a été créée. Cette base de données contient les dossiers de 1901 à 1971. Pour les années 1901 et 1902, il n’existe pas de formulaires et les données proviennent du livre de comptes. Conformément aux dispositions sur la protection des renseignements personnels, une interdiction s’applique à ces documents pendant 50 ans; donc, en 2009 par exemple, les documents ne seront accessibles que jusqu’en 1959. Le 1er janvier de chaque année, l’année suivante de la série sera accessible.

    La quantité d’information varie grandement d’un dossier à l’autre; dans bien des cas, des éléments de données n’ont pas été inscrits au dossier original. Pour le projet, tous les efforts ont été déployés pour inclure toute l’information du dossier original et transcrire les noms et les autres renseignements comme ils figurent dans l’original. L’unique exception à cette pratique concerne la cause du décès. Environ 11 % des dossiers de Brenan font état de la cause de décès. Cette information est d’une valeur inestimable pour beaucoup de chercheurs, en particulier ceux qui font des recherches sociologiques ou médicales. Étant donné les noms complexes de beaucoup de maladies, il n’était pas rare que l’orthographe des dossiers soit incohérente. Lorsque le sens était évident, l’orthographe a été corrigée dans la base de données pour que les données sur la cause de décès soient accessibles aux utilisateurs sous forme d’index. La couleur des formulaires varie du blanc légèrement teinté au brun; pendant certaines années, l’information a été inscrite au crayon, de sorte que le contraste avec le fond était minime. Certaines écritures sont déteintes; d’autres sont très difficiles à déchiffrer parce que la calligraphie et l’orthographe sont mauvaises. En raison de tous ces facteurs, la compréhension des noms et des autres données présente des difficultés, mais tous les efforts ont été déployés pour fournir la transcription la plus exacte possible. Dans la plupart des cas, le nom et l’âge du défunt sont inscrits sur un formulaire et dans un livre de comptes, ce qui donne au moins un moyen de vérification. L’exactitude des renseignements contenus dans les formulaires dépend également de la connaissance que l’informateur avait du défunt. Pour ces raisons, comme dans tous les genres de recherche, il est toujours bon de comparer les sources pour authentifier l’information.

    Dans la plupart des cas, le salon funéraire s’est occupé de la dépouille mortelle peu après le décès et a organisé les funérailles, après quoi la sépulture a eu lieu dans un cimetière local, ou bien la dépouille a été envoyée à un endroit extérieur à la ville. Dans certains cas où le décès est survenu à l’extérieur de la ville le salon funéraire prenait livraison de la dépouille à la gare de chemin de fer ou au quai de navigation et dirigeait les funérailles et la sépulture, ou bien il amenait la dépouille directement à un cimetière pour la sépulture. Dans certains cas, le salon funéraire a fourni seulement un cercueil ou une caisse, ou il a enlevé la dépouille d’un cimetière local pour l’ensevelir à un autre endroit. Pour certaines de ces transactions, on n’a qu’une brève entrée dans l’un des livres de comptes, sans carte ni information sur le défunt. Quelle que soit la quantité d’information, si le nom du défunt est dans le dossier, il y a une entrée dans la base de données.

    Dans le champ « Notice » du formulaire original, des abréviations étaient parfois utilisées pour indiquer l’endroit où l’avis de décès ou l’article nécrologique a été publié. Bien que la plupart d’entre elles renvoient à des journaux de Saint John et que le journal qu’elles désignent soit généralement évident, on peut trouver une liste complète des journaux de Saint John dans le Répertoire des journaux du Nouveau-Brunswick, sur le site Web d’APNB. Pour la consulter, on ouvre la page de recherche du répertoire, on choisit le lien « Afficher l’index par lieu » et on déroule jusqu’à « Saint John ». Les principaux journaux de Saint John pendant cette période ont été le Telegraph, le Sun, le Globe, le Times, le Standard et le Star. Rarement, on peut aussi trouver des abréviations de stations de radio.

    Le site n’offre pas l’option d’une recherche par nom en tant que telle. Les recherches par nom assurent un certain degré d’exactitude, mais elles ont aussi des limites. Les noms des défunts ont été inscrits tels quels dans la base de données, y compris l’écriture au son et les erreurs. Une recherche par nom ne permettrait de trouver que les entrées qui correspondent exactement à la demande de recherche, de sorte que les entrées ayant les caractéristiques mentionnées pourraient très bien ne pas être trouvées. De plus, si un nom est courant, des centaines de dossiers peuvent être affichés, ce qui peut alourdir la recherche. En l’occurrence, la consultation d’un index des noms élimine de tels problèmes et permet aux utilisateurs de parcourir simplement les noms de famille et de trouver ainsi des graphies semblables de noms auxquelles ils n’auraient peut-être pas pensé. Ces recherches peuvent être limitées à certaines années pour accélérer le processus ou diminuer le nombre de résultats.

    Bien que l’accès aux documents de Brenan soit interdit pendant 50 ans, la compilation statistique est faite à partir des données contenues dans tous les dossiers, de 1901 à 1971, ventilées par année. Cette fonction permet aux utilisateurs d’obtenir de l’information sur le nombre de dossiers par année, le nombre de ces dossiers qui concernent des hommes ou des femmes ainsi que l’âge des personnes décédées dans chaque sous-groupe. Enfin, la plupart des données contenues dans le champ « Résidence » indiquent des adresses à Saint John, sauf indication contraire.

top