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Archives provinciales du Nouveau-Brunswick

Défrichement, agriculture et politique: la colonisation dirigée au Nouveau Brunswick

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Jeunes immigrants Conditions d'établissement

Arrivée des immigrants anglais
En plus du plan d'immigration d'adolescents, la stratégie initiale de la compagnie foncière, qui comptait sur des annonces dans les journaux pour attirer des colons, se montre également inefficace. Le plan de rechange de la compagnie, qui fait appel à des agents des terres, ne va pas sans problèmes non plus. Les agents font face à une forte concurrence de la part d'autres compagnies foncières, particulièrement la Canada Company et la British American Land Company, qui recrutent des colons pour des secteurs du Haut et du Bas-Canada, qui deviendront plus tard l'Ontario et le Québec respectivement. Ces secteurs sont considérés comme plus fertiles que les terres néo-brunswickoises en question, de sorte que les immigrants éventuels sont souvent attirés vers les deux Canadas.
Malgré ces difficultés, les agents de la compagnie réussissent à attirer en 1836 plusieurs centaines de colons dans la province. Le deuxième groupe d'immigrants de la colonie, soit environ 110 personnes, est formé en grande partie d'ouvriers agricoles et d'hommes de métier provenant surtout de l'est des régions limitrophes de l'Angleterre et de l'Écosse, soit le comté de Northumberland, en Angleterre, ainsi que le Berwickshire et le Roxburghshire, en Écosse. Ces aventuriers ont été recrutés par le commissaire ou agent de la compagnie, E.N. Kendall, et son directeur, David Stuart. Pour sensibiliser les colons éventuels et les encourager à venir au Nouveau-Brunswick, les deux hommes tiennent des séances d'information au château Ford, dans le Northumberland. Ils attirent des auditeurs en diffusant des circulaires et des prospectus imprimés qui promettent des avantages, notamment des lots de 100 acres, une maison de rondins, des loyers à bas prix et des emplois. Les agents espèrent que les immigrants, une fois établis au Nouveau-Brunswick, encourageront leur famille et leurs amis à traverser l'océan pour les rejoindre.
Les colons recrutés par Kendall et Stuart dans les régions frontalières sont d'excellente humeur lorsqu'ils quittent le port de Berwick-Upon-Tweed le 16 mai 1836. Ils passent 33 jours à bord du brick D'Arcy, un navire de 230 tonnes affrété pour eux par la compagnie foncière, avant de débarquer à Saint John à la fin de juin. De là, ils prennent un navire pour Fredericton, puis un attelage de chevaux les amène à Stanley par un chemin de desserte qu'un contemporain qualifie de " mauvaise piste pour chevaux " [traduction]. Les colons sont pauvres, mais pas miséreux. Ils ont quitté leurs foyers dans l'espoir de se faire une vie meilleure au Nouveau-Brunswick.


4.10.8