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Archives provinciales du Nouveau-Brunswick
comment À compter du 2 septembre 2014, les heures d'ouverture des Archives provinciales du Nouveau-Brunswick changeront comme suit : Lundi à samedi : de 9 h 00 à 17 h 00

Ici c’est chez-moi: collectivités du Nouveau-Brunswick d'hier et d'aujourd'hui

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     Les gens sont fascinés par les noms de lieux. Le Nouveau-Brunswick en compte plus de 4 600 qui donnent matière à réflexion. Ces noms désignent les collectivités, des moindres hameaux à nos petites villes dynamiques, où des Néo-Brunswickois ont vécu. Ce sont des endroits où des rêves ont été caressés, des espoirs ont quelquefois été anéantis, et où des personnes se sont engagées dans le grand drame humain de la vie.
     
     L’étude des noms de lieux se nomme toponymie. Au Nouveau-Brunswick, celle ci est la source d’une riche histoire. Elle aborde les racines autochtones des noms, ainsi que les noms empruntés à l’Ancien Continent par des groupes d’immigrants fiers de leur nouvel environnement, mais assez nostalgiques, et qui évoquaient leurs villes et régions d’origine. La toponymie relate aussi l’influence de la religion sur la nomenclature des collectivités de la province, comme le démontrent les 159 localités ayant le mot « Saint » dans la composition de leur nom, ainsi qu’à celle qu’avaient parfois les régions environnantes, comme l’illustrent les 32 endroits dans le comté de Madawaska ayant le préfixe « rang des » suivi d’un nom de famille, par exemple rang des Bourgoin. La coutume vient du Québec voisin où elle a été utilisée pour désigner les établissements issus de concessions de terres.
     Le bureau de poste a aussi joué un rôle important dans l’appellation des collectivités (des noms officiels étaient nécessaires pour la livraison du courrier), tout comme les compagnies de chemin de fer qui devaient nommer les lieux d'arrêt du train (gares, voies secondaires ou points isolés où les gens pouvaient simplement faire signe au conducteur de s’arrêter). Certains noms reflétaient les exploits ou les folies des hommes. Parmi tous ces noms, les plus touchants sont ceux des collectivités qui ont été rayées de la carte en raison des caprices du sort ou d’expropriations.
     Cette base de données intéressera autant les chercheurs persévérants que les simples curieux. Elle est complète et attrayante. Pour chacun des 4 710 noms qui y sont répertoriés, l’emplacement géographique relativement aux collectivités environnantes est fourni, ainsi que les coordonnées précises, les dérivations des noms et les grandes lignes de l’histoire de chacune d’elles. Des liens sont aussi proposés vers 4 784 cartes de concessions de terres et autres cartes, vers les photographies de 489 collectivités (pour un total de 960 photos), de même que vers environ 600 documents relatifs à la fondation, à l’incorporation ou à la croissance de 144 collectivités. Les noms de lieux, tout comme la langue, évoluent constamment. Les faits marquants qui sont entrés en jeu au Nouveau-Brunswick au fil des ans comprennent, entre autres : la colonisation de la première heure par la New Brunswick and Nova Scotia Land Company d’une bande de terre de 589 000 acres qui a donné naissance à plusieurs collectivités près de Stanley, au nord de Fredericton; le Free Grants Act de 1872, qui a donné lieu à la création d’autres collectivités dans le centre de la province; le programme Chances égales pour tous qui, au milieu des années 1960, s’est traduit par la restructuration des gouvernements locaux et la fusion (et le changement de nom) de bon nombre de collectivités; et les quatre expropriations majeures pour la création de la BFC Gagetown, du Parc national Fundy, du barrage de Mactaquac et du Parc national Kouchibouguac.
     En même temps, les chercheurs ont étudié la toponymie du Nouveau-Brunswick, et le fruit de leurs travaux se retrouve dans la base de données. Au nombre de ces chercheurs, soulignons W. F. Ganong, scientifique et historien, Alan Rayburn, dont l’ouvrage Noms géographiques du Nouveau-Brunswick, publié en 1975, constitue une référence, et William B. Hamilton qui, avec Place Names of Atlantic Canada, sorti des presses en 1996, a mis la toponymie à la portée de tous. Robert Fellows, un employé de longue date des Archives provinciales, a entrepris de compiler la documentation de la base de données, base à laquelle d'autres archivistes ont contribué au moyen de recherches et de documents additionnels. D’autres sources d’information fort utiles ont été consultées, dont The Post Offices of New Brunswick, 1783-1930, de George MacManus, le recensement canadien de 1911, et d’autres publications comme le Hutchinson’s New Brunswick Directory for 1865-66, le Lovell’s Province of New Brunswick Directory for 1871, ainsi que le McAlpine’s Newfoundland and Maritime Gazetteer de 1898 et de 1904.

     Les Archives provinciales du Nouveau-Brunswick désirent souligner l’aide financière apportée par le programme Culture canadienne en ligne de Patrimoine canadien, Bibliothèque et Archives Canada, le Programme relatif à la prestation de services dans les langues officielles du ministère des affaires intergouvernementales du Nouveau-Brunswick ainsi que par le Conseil canadien des archives pour la réalisation de ce projet.